06 mars 2009

Gordon Douglas - my beloved monster

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un de mes artistes préférés. Pas mon préféré puisque mon cœur appartient à Ron Mueck, mais un que j’aime vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup.

En matière d’art, j’ai besoin d’être choqué. Ce n'est pas du tout que j’aime les images d’Apocalypse, plutôt que j’aime être surprise, j’aime quand mon cœur bat, quand ça me fait sourire, grimacée, plissée des yeux, bref quand mon corps et mon esprit réagissent. Le must : la chair de poule. La dernière fois que je l’ai eue, c’était pour l’œuvre de François-Xavier Courrèges dont je vous parlerais très prochainement (ou pas, mais j’essayais de vous en parler, ça c’est sûr).

 

Bref, revenons au sujet, sinon mon post va encore faire quinze pages. Oui, Gordon Douglas, je l’aime parce qu’il me fait vibrer. La première fois, que j’ai rencontré une de ces œuvres, c’était à la Modern Kunsthall de Francfort, été 2003. En fait, c’est Monster qui m’a fait aimer la vidéo en tant que support artistique. Sur cette vidéo, il s’enroule de scotch jusqu’à ressembler à… un monstre. Je suis restée devant plusieurs fois tellement ça avait un effet sur moi. J’aime l’idée de faire des œuvres limitées dans le temps et surtout l’idée des transformations. Et puis, c’est vrai qu’en fin de compte, il est complètement différent à la fin. Pour moi (mais peut-être pas vrai pour Gordon Douglas, je n’ai pas encore eu la chance de lui poser la question en directe), c’est une façon de montrer que l’apparence physique a de l’importance pour nous. Au début de la vidéo, on se dit que Gordon Douglas est un mec pas trop mal… à la fin, on a plus du tout envie de le rencontrer dans la rue. Et pourtant, c’est la même personne + un rouleau de scotch. Cependant, on ne s’assiérait pas à côté d’elle dans le métro. La première fois que je mettais la question de l’importance de l’image des gens, je devais être une adolescente et on m’a dit : « non, sans rire, tu laisserais quand même plus tes gamins à Brad Pitt, qu’à un gros moche ». Et en fait c’est horrible mais dans nos sociétés, l’image que l’on transmet est vraiment importante…

 

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Monster

 

Enfin bref, ma psychologie à deux balles, tout le monde s’en fout, n’empêche que l’idée du changement physique, il nous en remet une couche avec ces portraits de stars aveuglées (voir pire) qui nous montrent encore plus, la manipulation visuelle qu’il est capable d’effectuer. Là, ce sont pleins de repères qui nous ont fait rêver, qui nous hypnotisent encore une fois, mais pas du tout de la même manière. Blind Grace en est un exemple soft, mais tous ces portraits intitulés «… you and me » avec un nom de star à la place du « me » sont assez impressionnants.

 

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Blind Grace

 

Je me rends compte que je n’ai pas encore expliqué comment j’ai découvert ses œuvres… en fait, j’étais allée voir une expo qui lui était consacrée à la Collection Lambert à Avignon et qui s’intitulait : Où sont les clefs ? Tout ne m’a pas plu (dont l’œuvre qui est sur l’affiche), mais j’ai été très agréablement impressionnée (oui, c’est le mot) par les autres œuvres.

 

Il y a toute une série (que l’on retrouve d’ailleurs dans l’expo Retour de Rome, actuellement à la Collection Lambert) sur des crânes étoilées que j’ai carrément adorée. Surtout l’œuvre Tir-a-mis-ou, où on voit ces fameux crânes flottaient dans une eau verte. Mais ça n’a rien de morbide, aux premiers abords, car la pièce est plongée dans l’obscurité et on entend de l’eau coulée, ce qui a un effet plutôt apaisant. Pour être honnête, ma première réaction a été assez «uncool», puisque les trucs blancs qui flottaient me faisaient penser à une île flottante avec un coulis au thé vert (je ne savais pas encore ce que c’était et oui, je suis totalement obsédée par la bouffe). En fin de compte, réaliser à quel point je m'étais gourée sur l'interprétation de l'œuvre m’a bien fait rire… stupidité quand tu nous tiens…

 

Tir_a_mis_ou

Tir-a-mis-ou

 

Bon allez, je ne suis pas là pour faire un cours d’art, donc je vous laisse juste avec une autre de ces œuvres que j’aime beaucoup…

 

guilty

Tattoo (for reflection) - 1997
 

Posté par Chickchickpea à 08:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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