01 novembre 2009
Rock Intel Star...
Have fun !
23 octobre 2009
Holga à Avignon
On ne présente plus Holga...
21 octobre 2009
Restropective Peter Klasen
Je
ne connaissais pas Peter Klasen. Même pas de nom. Et bien heureusement
que
quelques bonnes âmes sont là pour me faire découvrir des artistes d’exception.
La rétrospective est super bien faite. Elle est classique par le fait qu’elle est réalisée dans l’ordre chronologique, mais l’agencement de l’espace est juste géniale et met super bien en évidence son travail et sa progression dans les différents thèmes.
D’inspiration très pop art (Ed Ruscha pour les couleurs, James Rosenquist pour l’esprit collage, Mel Ramos pour la relation au corps et l’utilisation du corps féminin), la première partie, Figuration narrative, est sympa mais pas transcendante (à mes humbles yeux, bien entendu !).
Pour ma part, le déclic a eu lieu avec l’hommage à Marcel Duchamp et son bidet, et surtout l’utilisation des néons qui apparaissent dans les Tableaux Binaires. C’est ce qui me plait dans l’art. Le moment où l’artiste mono support fait entrer des éléments extérieurs et devient un plasticien à part entière.
J’ai commencé à rentrer de plus en plus dans l’univers de l’artiste, avec la série Enfermements qui est « un travail sur la mémoire. La conscience de l’Holocauste. Une métaphore sur le thème de la non communication ». J’aime l’idée de prendre une partie pour raconter un tout. Comment une bâche sur un derrière de wagon de train peut signifier plus que ce que l’œil perçoit au premier abord. Ces œuvres m’ont fait frissonner et un lien s’est établi entre l’univers de Peter Klasen et moi.
Cela
a été encore plus renforcé par la découverte de Shock Cordidor / Dead End, qui
est en fait une œuvre dont laquelle le spectateur tient un rôle puisqu’il doit
rentrer dans un espace fermé pour découvrir la réflexion de Peter Klasen sur
l’univers psychiatrique. Cette mise en scène m’a fascinée. J’aime beaucoup
l’idée de participer à une œuvre, et ceux surtout depuis que j’ai eu la chance
de « visiter » Dump, l’œuvre phénoménale de Daniel Büchel, que l’on
pouvait découvrir l’année dernière au Palais de Tokyo pendant l’exposition
Superdome.
La
partie sur le Mur de Berlin m’a aussi beaucoup touchée.
Tout d’abord parce que
tout ce qui a un rapport avec l’Allemagne (et en particulier l’art)
m’intéresse, mais encore plus car là nous touchons à une part de l’histoire
très forte, le mur de Berlin, « monument » rempli de
symbolisme et d’idéologie. Si j’avais été (très) riche, j’aurais tout fait pour
acheter une des œuvres de cet univers. Peut-être l’immense tableau Macht. Ou
alors Enola Gay.
La partie Life is Beautiful, par le développement des nouvelles techniques, mais toujours cette ambition de sortir du mono support en rajoutant des néants et autre m’a beaucoup plus. Sur une œuvre dont le nom m’échappe, on voit un bras sortir d’une couverture qui est réelle (pas dessinée, une vraie couverture !). La tentation de tirer dessus pour voir qui se cache en dessous est très forte.
La
rétrospective s’achève sur la Colonie Pénitentiaire, œuvre pour laquelle Peter
Klasen nous livre sa vision de la nouvelle de Kafka du même nom. Derrière un
mur épais, se cache
une œuvre mécanique au bruit infernal, entre les bruits
réguliers des machines d’une usine et le crissement aigu des violons dans
Psychose d’Hitchock. L’œuvre fait froid dans le dos. On hésite à aller la voir.
Surtout lorsque l’on lit le texte de Kafka qui précède la découverte de la
machine infernale qui nous perce les tympans, puisque celle-ci résonne à
travers tout le rez de chaussée du Tri Postal.
« Cette poulie qui est en moi. Une petite dent avance, quelque part dans un endroit caché, on le sait à peine au premier moment et déjà tout l’appareil est en branle. Soumis à une puissance inconcevable, tout comme la montre qui paraît soumise au temps, il fait entendre des craquements ça et là ; et l’une après l’autre, toutes les chaînes descendent avec un bruit de ferraille le bout du chemin qui leur est prescrit. » Kafka, 1913.
Le petit fascicule donné au début de l’exposition synthétise très bien l’œuvre : « La nouvelle met en histoire cette vision de cauchemar. Elle raconte de manière prémonitoire, l’histoire d’une exécution, au moyen d’une machine à tuer proprement infernale, qui marque les corps au moyen d’aiguilles, comme seront plus tard marqués les juifs dans les camps ». Pour Klasen, Kafka utlise « un langage bureaucratique qui sera celui des SS, comme une sorte de prémonition insupportable. Là, on est dans l’effroi de ce que nous connaissons des camps. »
Une vidéo très courte (et pas terrible pour la qualité) de ce qui se cache derrière le mur.
En conclusion, un très grand artiste, dont j’ai adoré découvrir les œuvres.
Le Tri Postal Avenue Willy Brandt - Lille Du mercredi au samedi de 14h à 19h / le dimanche de 10h à 19h Tarifs : 3€ // 5€. Jusqu'au 29 novembre !
19 octobre 2009
Une pub canal + bien drôle !
En fait, je n'ai rien à rajouter, elle est vraiment trop marrante !
17 octobre 2009
Limi Feu - original, punk et vivifiant
J’aime les défilés des grandes maisons de couture über connues… Le show Chanel est toujours grandiose et Dior, toujours épatant. Mais parfois je tombe juste raide amoureuse de défilés, dont je connais de nom le designer, mais que je regarde par hasard, juste pour voir. Et cette saison, c’est le cas pour la marque Limi Feu qui m’a totalement conquise et subjuguée.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, Limi Feu est la fille de Yohji Yamamoto. Elle a monté sa propre boîte en 2002 avec une ligne d’abord au Japon puis un premier défilé à Paris en 2007. Bon, à la base je suis pas forcément fan des Fils / Filles de, mais il se trouve que, contrairement à d’autres personnalités, elle a quand même fini ses études avant de trouver un job chez Papa. Et puis partir voler de ses propres ailes ensuite.
Sa dernière collection est très belle. Moderne, avec un soupçon de punk-rock, mais du vrai, pas à la Balmain. Un petit côté japonais aussi. Dans les coupes et la façon dont tombe les matières sur les mannequins. Mannequins d’ailleurs surprenant par leur beauté, leur originalité et leur âge. Car oui, Limi Feu fait partie de ses designers qui choisissent de faire défiler autres choses que ces bonnes grandes filles toutes minces ( ?) à qui on interdit de sourire. Le show est vrai, vivant et j’adore vraiment les pantalons larges à porter bas grâce à un élastique, les chemises capes immaculés et les tshirts en soie liquide. Contrairement aux shows précédent on a eu le droit à un peu de couleurs dont une magnifique robe rouge, à porter avec des bottes, bien sûr !
Bref 100 % conquise. Faut que j’appelle le Père Noël au fait. Faudrait pas qu’il oublie de passer au 13, rue de Turbigo.
Photos : madame.lefigaro.fr














